Nous sommes le Jeudi 23 Novembre 2017

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Mise en garde : Ne vous supplémentez jamais en vitamine D sans prendre l’avis de votre médecin.

La vitamine D bonne pour le coeur
La vitamine D pourrait diminuer les problèmes cardiovasculaires (infarctus, hypertension, AVC, défaillance cardiaque…).
D’où viennent les vertus de la vitamine D pour le coeur ?
Une étude allemande publiée en 2005 (1) a révélé que les carences en vitamine D seraient l’une des causes principales de la multiplication des troubles cardiovasculaires dans le monde.
Cette hypothèse a été confirmée par une seconde étude (2) publiée en 2008. 1739 personnes âgées de 59 ans en moyenne ont été suivies pendant 5 ans : il a été observé que les personnes ayant le taux de vitamine D le plus bas, étaient celles qui présentaient le plus de risque cardiovasculaire .
Si les scientifiques s’entendent sur la relation entre vitamine D et problèmes cardiovasculaires, tous sont aussi d’accord sur la nécessité d’études plus poussées pour déterminer s’il convient de mettre en place un système de supplémentation.

De la vitamine D contre le cancer
Un manque de vitamine D pourrait augmenter le risque de cancers .
Comment la vitamine D pourrait-elle diminuer les risques de cancer ?
On ne connaît pas le mécanisme exact de l’action de la vitamine D, mais des études épidémiologiques menées aux Etats-Unis (3) (4) ces dernières années ont observé que certains cas de cancers (sein, côlon, prostate) sont moins fréquents et entraînent un taux de mortalité moins important chez les populations ayant un taux de vitamine D élevé.
La vitamine D pourrait donc permettre de freiner l’apparition et l’évolution de ces cancers.
Comme l’explique le docteur Cohen, « la vitamine D agit à l’intérieur des cellules sur les gènes qui contrôlent la différenciation et la prolifération des cellules cancéreuses ».

De la vitamine D contre la douleur
Une carence en vitamine D pourrait aggraver les sensations de douleur.
Comment la vitamine D peut-elle aider à lutter contre la douleur ?
« Le mécanisme exact est encore inconnu », explique le Dr Charley Cohen, rhumatologue, « mais ils semblerait que des douleurs chroniques soient souvent associées et amplifiées par un manque de vitamine D ».
Il existerait également un lien entre la fibromyalgie (syndrome défini par des douleurs musculaires chroniques, une forte fatigue et des troubles du sommeil se répercutant sur l’humeur) et les carences en vitamine D.
D’après le Dr Cohen, un très grand nombre des patients atteints de fibromyalgie présenteraient des carences en vitamine D, et les états de dépression et d’anxiété augmenteraient en fonction de l’importance de la carence. Réajuster le taux de vitamine D pourrait donc atténuer les douleurs chroniques.

Vitamine D : des vertus contre Alzheimer et Parkinson
La vitamine D pourrait prévenir les maladies liées à la dégénérescence neurologique comme Alzheimer et Parkinson.
Comment la vitamine D pourrait-elle prévenir Parkinson et Alzheimer ?
Deux études (5) publiées sur le sujet en 2010 vont dans ce sens. La première, réalisée au Royaume Uni et en Italie, a étudié 858 Italiens de plus de 65 ans pendant 6 ans.
Elle a démontré que les individus en carence de vitamine D, présentaient un risque de maladie d’Alzheimer supérieur à ceux qui n’avaient pas de carence.
La seconde enquête réalisée par des chercheurs finlandais, a suivi pendant 30 ans 3000 personnes recrutées en 1970 de 50 et 79 ans. Aucune de ces personnes n’était atteinte de Parkinson lors de ce recrutement. Les cas de Parkinson se sont révélés trois fois plus nombreux chez les individus ayant le taux de vitamine D le plus bas !
Aujourd’hui, les scientifiques s’entendent à dire que des études plus poussées sont nécessaires pour déterminer quel est la supplémentation idéale de vitamine D à prescrire…

Vitamine D : des vertus contre l’ostéoporose
La vitamine D est bonne pour les os. Elle permet de prévenir et de combattre l’ostéoporose, cette fragilité osseuse fréquente et dangereuse qui survient à partir de la ménopause.
Pourquoi la vitamine D est-elle utile contre l’ostéoporose ?
La vitamine D est la vitamine du calcium par excellence. C’est elle qui permet à notre organisme d’utiliser le calcium dont il a besoin. « Elle l’aide à passer la barrière intestinale et à se fixer dans les os, les rendant plus solides », explique le Dr Charley Cohen, rhumatologue.
Pour preuve : les médecins associent souvent calcium et vitamine D dans le traitement de l’ostéoporose chez les personnes de plus de 50 ans.
Attention : Même si vous consommez beaucoup de calcium, si vous êtes en carence de vitamine D, il ne sera pas correctement assimilé par votre corps. A l’inverse, si vous vous supplémentez trop en vitamine D, vous risquez un surplus de calcium sanguin et au niveau de vos urines pouvant entraîner l’apparition de calculs rénaux.

La vitamine D est bonne pour les dents !
La vitamine D protègerait des déchaussements dentaires.
Pourquoi la vitamine D est-elle bénéfique pour les dents ?
En plus de son action permettant la fixation du calcium dans les os, la vitamine D « contribuerait à lutter contre la chute des dents liée à la parodontite (maladie inflammatoire infectieuse de la gencive et de l’os, pouvant entraîner, dans les cas les plus graves, la chute des dents, ndrl) », explique le Dr Charley Cohen.
Selon le Dr Cohen, « Une supplémentation en vitamine D et en calcium pourrait réduire la chute des dents jusqu’à 60% » (La vitamine D indispensable pour votre santé, Ed. Dauphin) en renforçant les os et en aidant le système immunitaire à combattre l’infection.

Vitamine D : elle stimulerait le système immunitaire
Selon certaines études scientifiques (6), la vitamine D permettrait de renforcer le système immunitaire.
Comment la vitamine D stimulerait-elle l’immunité ?
« La vitamine D pénètre dans les cellules spécifiques de l’organisme et agit sur la prolifération cellulaire », explique le Dr Charley Cohen, rhumatologue. Les mécanismes précis d’influence de la vitamine D sur le système immunitaire sont encore à l’étude, mais il semblerait que l’action de la vitamine D sur la prolifération des cellules puisse favoriser la synthèse de peptides antimicrobiens, « véritables antibiotiques produits par notre organisme », renforçant les défenses de l’organisme et l’aidant à combattre les infections. « La vitamine D peut donc aider à lutter contre la grippe et les infections respiratoires et ORL » précise le Dr Cohen. Son rôle régulateur pourrait aussi freiner les immunités trop actives et ainsi combattre les maladies auto-immunes (sclérose en plaque, rhumatismes inflammatoires…).

La vitamine D contre le diabète
La vitamine D pourrait réduire les risques de diabète.
Pourquoi la vitamine D aurait-elle des vertus contre le diabète ?
Il a été observé qu’une carence en vitamine D pourrait être associée à l’apparition de diabète de type 2 (diabète de la maturité) associée à des problèmes d’obésité et d’hypercholestérolémie.
Mais ce n’est pas tout, une étude réalisée au Royaume Uni en 2008 (7) a démontré qu’il existe un lien entre le taux de vitamine D chez l’enfant et l’occurrence de diabète de type 1 (insulinodépendant).
Les enfants ayant un fort taux de vitamine D auraient moins de chance de développer un diabète en grandissant.
Cependant, ces études n’expliquent pas le mécanisme biologique entrant en jeu. L’action préventive de la vitamine D sur le diabète reste encore à déterminer.

De la vitamine D contre le psoriasis
La vitamine D a des vertus intéressantes pour soigner le psoriasis.
Pourquoi la vitamine D est-elle efficace contre cette maladie de peau ?
La vitamine D en traitements locaux est fréquemment prescrite par les dermatologues contre le psoriasis .
Comme l’explique le Dr Charley Cohen, la vitamine D agit à l’intérieur de certaines cellules de la peau (keratinocytes) comme régulateur de leur prolifération et de leur différenciation.
Résultat : en cas de psoriasis en plaque et du cuir chevelu, elle permet de freiner la prolifération des plaques et de diminuer les effets de la maladie (rougeurs, démangeaisons). Il est aussi conseillé de s’exposer régulièrement au soleil pour calmer le psoriasis. Or s’exposer au soleil, même 5 minutes par jour, permet à l’organisme de synthétiser lui-même de la vitamine D.

Mise en garde : la vitamine D en traitement local n’est utilisée que lorsque l’étendue du psoriasis est inférieure à 40% de la surface corporelle pour éviter tout risque d’intoxication. Si le psoriasis est évolutif et diffus, un traitement local n’est pas suffisant. Demandez l’avis de votre médecin.

La vitamine D bénéfique aux tissus musculaires
La vitamine D permet de renforcer les muscles et de diminuer le risque de chutes.
Pourquoi la vitamine D est-elle bonne pour les muscles ?
« En cas de déficit en vitamine D, on observe une perte de force musculaire et une augmentation du risque de chute et de troubles de l’équilibre », explique le Dr Cohen, rhumatologue. La vitamine D aide donc à renforcer les muscles et à améliorer l’équilibre, ce qui peut être particulièrement bénéfique chez les personnes âgées.
Dans ces cas-là, il peut être nécessaire de se complémenter, avec l’avis d’un médecin.
Explication : « La vitamine D pénètre dans le muscle et dans les cellules musculaires, explique le Dr Cohen, et agit sur la taille et la contraction de ces cellules ». Elle facilite aussi le passage du calcium à l’intérieur des cellules, calcium nécessaire à leur contraction.

Vitamine D : exposez-vous au soleil !
La principale source naturelle de vitamine D pour notre organisme, c’est le soleil.
« Sous l’effet des UVB, la peau synthétise la vitamine D à partir d’un dérivé du cholestérol, dans les couches profondes de l’épiderme », explique le Dr Charley Cohen, rhumatologue.
Il suffit d’une exposition quotidienne de 5 à 15 minutes pour un apport suffisant en vitamine D, (90% des besoins naturels) et ce, même si seul le visage et les bras sont exposés.
Mais attention, la production de vitamine D par la peau diminue avec l’âge et en fonction de la couleur de peau : plus elle est foncée, plus elle filtre les UV, et moins elle synthétise de vitamine B.
Les écrans solaires et la pollution atmosphérique empêchent aussi ce mécanisme.

A noter : Il n’y a pas d’intoxication à la vitamine D possible par une exposition prolongée au soleil et aux UV, mais sans protection solaire, une exposition excessive peut entraîner de graves lésions cutanées ou favoriser l’apparition d’un cancer de la peau. Ne vous exposez pas au soleil entre 12h et 16h.

Vitamine D : où la trouver ?
L’alimentation est une bonne source de vitamine D. Si la source principale de vitamine D reste le soleil, l’alimentation n’est pas à négliger.
Les aliments les plus riches en vitamine D sont principalement les poissons gras comme le saumon , le hareng , la sardine , le thon , le maquereau ou les anchois .
Les huiles de poissons sont aussi très riches en vitamine D : l’ huile de foie de morue est bien connue pour ses bienfaits et pour son goût désagréable.
On trouve aussi de la vitamine D en quantités plus faibles dans les huîtres , les céréales , le jaune d’oeuf , la margarine , les champignons et les foies d’animaux .
De façon générale, la vitamine D est associée à des aliments gras. Une alimentation trop light peut donc être à l’origine de carences.

Faut-il se complémenter en vitamine D ?
Lorsqu’une carence en vitamine D est diagnostiquée, il est possible de se supplémenter.
« Dans le cadre de certains traitements (ostéoporose, cancer, fibromyalgie…) et chez les personnes non exposées au so, on peut prescrire une supplémentation en vitamine D », explique le Dr Charley Cohen, « mais il faut faire les analyses nécessaires à un traitement adapté et pour écarter tout risque d’intoxication : taux de vitamine D, calcium et phosphore. »
En conclusion, si vous vous exposez régulièrement au soleil et mangez des aliments riches en vitamine D toutes les semaines, vous n’avez sûrement pas besoin de vitamine D sous forme de compléments alimentaires. Parlez-en à votre médecin.

Vitamine D : pas d’automédication !
Un excès en vitamine D dans l’organisme peut provoquer une grave intoxication. L’organisme la stocke. Ce qui signifie que l’organisme peut faire suffisamment de réserves et les utiliser quand il en a besoin. Mais cela signifie aussi qu’il ne l’élimine pas automatiquement, et qu’il peut être dangereux de se supplémenter en excès.
En cas d’excès de vitamine D, on peut observer une augmentation importante du taux de calcium dans l’urine, pouvant entraîner la formation de caillots.
Un tel surplus peut également provoquer une grave hypercalcémie (un taux anormalement élevé de calcium dans le sang) entraînant de graves douleurs abdominales, des vomissements, une perte d’appétit, des faiblesses musculaires, ou encore de graves constipations.

A savoir : Un apport naturel (soleil et alimentation) ne provoque jamais d’excès en vitamine D. Mais une supplémentation mal adaptée peut provoquer ce type de problèmes. Il est donc indispensable de s’adresser à un médecin avant de se complémenter en vitamine D, pour assurer un traitement adapté et sans risques.

Sources
La Vitamine D, indispensable pour votre santé, Dr Charley Cohen, Editions du Dauphin, 2010.
Vitamines et Vitaminothérapie, Dr Claude Binet, Editions Dangles, 1981.
Le quide des compléments alimentaires, Vidal, 2008
La vérité sur les compléments alimentaires, Pr L. Cynober, Dr J. Fricker, Editions Odile Jacob, 2010.
(1) Putting cardiovascular disease and vitamin D insufficiency into perspective. Zittermann A, Schleithoff SS, Koerfer R. Br J Nutr. 2005 Oct;94(4):483-92.
(2) Vitamin D Deficiency and Risk of Cardiovascular Disease. Wang TJ, Pencina MJ, et al. Circulation. 2008.
(3) The epidemiology of vitamin D and cancer incidence and mortality: a review (United States). Giovannucci E. Cancer Causes Control. 2005 Mar;16(2):83-95. Review.
(4) Vitamin D intake and breast cancer risk in postmenopausal women: the Iowa Women’s Health Study. Robien K, Cutler GJ, Lazovich D. Cancer Causes Control. 2007 Sep;18(7):775-82.
(5) Article du Figaro 14 juillet 2010
(6) Cellular mechanisms of calcium and vitamin D in the inhibition of colorectal carcinogenesis. Lamprecht SA, Lipkin M.Ann N Y Acad Sci 2001 Dec;952:73-87.
(7) Vitamin D supplementation in early childhood and risk of type 1 diabetes: a systematic review and meta-analysis. Zipitis CS, Akobeng AK.Arch Dis Child. 2008 Jun;93(6):512-7.

Article écrit le 06/09/2010 – Elodie Barakat, journaliste santé – Validé par Dr Charley Cohen, rhumatologue, paru sur :

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