Nous sommes le Dimanche 22 Octobre 2017

Accro au chocolat: pourquoi ?


Noir, au lait, avec des éclats de framboises ou d’amandes…
Pourquoi craque-t-on toutes, ou presque, sur le chocolat ?
Dingue de la tablette ou carrément « accros au chocolat », quelles sont les raisons de cette faiblesse, de cette irrésistible passion ?
Et est-il vraiment si déraisonnable de grignoter quelques carrés ?

La chocolatomanie

L’ hiver , les journées raccourcissent.
Notre encéphale se trouve peu à peu sevré de cet ensoleillement si nécessaire pour voir la vie en rose…
Alors, on a spontanément tendance à compenser en se tournant vers d’autres sources de réconfort.
Le gras , le sucré , le délicieux, l’admirable chocolat a vraiment tout pour plaire et remettre notre moral d’aplomb !
On pourrait presque parler de « chocolatomanie », une d’addiction chocolateuse qui pourrait nous rendre heureuse, si seulement elle n’était pas chargée de culpabilité !
Drogue douce en vente libre…
Il s’avère que le chocolat stimule notre cerveau de plus d’une façon.
Ses glucides peuvent favoriser la synthèse de sérotonine dont l’effet euphorisant est reconnu.
Le magnésium , dont il est particulièrement riche (100 mg pour 100 g), exerce des effets relaxants .
Les méthylxanthines, la caféine et la théobromine sont des stimulants par effet adrénergique.
Le chocolat apporte encore des substances proches des catécholamines et des amphétamines .
Enfin, comme le cannabis, mais en beaucoup plus doux et inoffensif, le chocolat renferme des substances qui présentent des affinités pour les récepteurs cannabinoïdes au niveau cérébral : effets euphorisants garantis !

Dingue de chocolat !

En général, on reste raisonnable face au chocolat , même si la boîte une fois ouverte ne demeure jamais pleine bien longtemps…
Mais certains sujets (dont plus de trois-quarts de femmes…) développent une réelle addiction : il leur faut un minimum de 50 grammes par jour (l’équivalent d’une demi-plaquette) pour se sentir bien !
Les chocolatomanes ne sont pas boulimiques pour autant, car elles présentent majoritairement un IMC normal, ne vomissent pas, et conservent dans l’ensemble une structure « traditionnelle » de repas.
Il s’agit plutôt d’une compulsion alimentaire, souvent vécue entre récompense et culpabilité…

Gras et sucré réhabilités

Si la consommation de chocolat reste raisonnable, elle n’a rien de pathologique. Au contraire, elle fait du bien par ses vertus anti-stress .
 » Antidépresseur et euphorisant léger, le chocolat apporte en plus des micronutriments comme le fer ou le magnésium dont le corps est souvent carencé », note le Dr Bernard Waysfeld, psychiatre et nutritionniste, secrétaire général du GROS*.
La fringale de chocolat ne serait d’ailleurs pas vécue dans la culpabilité si notre société arrêtait de diaboliser tous les aliments gras et sucrés. En soit, ces aliments-là ne sont pas plus mauvais que les autres, dès lors qu’ils sont consommés avec modération.

Choco-thérapie…

Accessible et apaisant, peu cher, le chocolat présente donc de nombreuses vertus : il stimule nos systèmes de récompense, dopamine, mais aussi sérotonine et surtout endorphines.
La consommation de chocolat vaut parfois autant qu’une psychothérapie .
En effet, son action est plus rapide et on n’a pas besoin de prendre rendez-vous.
Qui dit mieux !

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